Sur le sommet d’une colline, se dresse un cimetière,
L’on entend, le soir, sous la lune pale, une musique,
Venue de je ne sais quel orchestre, sortie de quel enfer,
Son rythme est une douce valse pour une âme mystique. (Poète inconnu)
Prés d’une tombe, alangui, l’instrument maculé,
En notes sacrifiées se meurt un musicien.
Son aimée, sous le marbre, à jamais enterrée,
D’un silence éthéré embrasse son chagrin. (Coleane)
Déchirement de l’ombre, une silhouette danse,
Au-dessus des sépulcres, elle se laisse bercer,
Des notes de douleur cadencent sa triste errance,
Il la sent toute proche mais ses lèvres, glacées. (Poète inconnu)
De sanglots discordants, de terribles hurlements,
De ses doigts lacérés, de ses larmes de sang,
Au diapason desquels sa lyre est accordée,
Il compose, espérant, sa vaine mélopée. (Coleane)
Ah, s'il pouvait basculer le ciel et ramener sa belle sur terre!
Il pianoterait de joie et ensorcèlerait d'un solfège magique,
La brise heureuse où le soleil s’offrait sans honte à l’univers,
De toute cette lumière, sa vie vibrait d’arpèges magnifiques. (poète inconnu)
Mais, dans sa tête, de concert, les regrets en ballet
Assassinent le poète d’un ultime unisson,
Et les soirs où la lune, de ses airs, vient le charmer
Son cœur pleure à mesure que renoncent ses violons. (Coleane)
Si le cruel destin lui a offert une toute autre partition,
Quel vent a emporté son amour dans un pourpre naufrage?
Funeste récital orchestrant une valse d’adieu à son image.
Le chant de son idolâtrie s'illumine de sa belle apparition. (poète inconnu)
Valse Mystique, Coleane 2008,
Tous droits réservés.
1 commentaire:
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